Changement climatique

Expliquer, traduire et contextualiser les connaissances sur le climat, les politiques, les COP, les enjeux d’adaptation et d’atténuation notamment en contexte africain, c’est le but de cette section.

hydrogene vert
Changement climatique

La Namibie et les promesses de l’hydrogène vert

L’hydrogène vert est aujourd’hui présenté comme l’un des vecteurs énergétiques susceptibles de jouer un rôle dans la transition vers des systèmes bas carbone. Il s’agit d’un gaz produit par électrolyse de l’eau, un procédé qui dissocie l’hydrogène et l’oxygène à l’aide d’électricité issue exclusivement de sources renouvelables, telles que le solaire ou l’éolien. À la différence de l’hydrogène dit « gris » ou « bleu », principalement issu de combustibles fossiles avec ou sans capture du carbone, l’hydrogène vert n’entraîne pas d’émissions directes de dioxyde de carbone lors de son utilisation finale, sous réserve que l’ensemble de la chaîne de production repose effectivement sur des énergies renouvelables. Il peut être stocké et transporté, puis utilisé pour produire de l’électricité, alimenter certaines industries lourdes difficiles à décarboner (sidérurgie, chimie, ciment) ou, de manière plus marginale à ce stade, soutenir des formes de mobilité bas carbone. Ses principaux atouts résident dans sa capacité à réduire la dépendance aux énergies fossiles, à faciliter le stockage de l’électricité issue des énergies renouvelables intermittentes et à contribuer, à moyen et long terme, à la décarbonation de segments industriels stratégiques. Toutefois, derrière cette promesse technologique émergent également des enjeux géopolitiques et économiques majeurs, notamment en termes de localisation de la production, de répartition des bénéfices et de gouvernance des ressources.Pour les pays africains, l’hydrogène vert représente ainsi une opportunité potentielle d’intégration dans les chaînes de valeur de la transition énergétique mondiale, mais aussi un défi important en matière de souveraineté énergétique, de gestion des ressources naturelles et de priorisation des besoins domestiques. L’Afrique face aux défis structurels de la transition énergétique Le continent africain dispose d’un potentiel renouvelable considérable, concentrant une part significative des zones à fort ensoleillement et bénéficiant, dans certaines régions côtières et sahéliennes, de ressources éoliennes importantes. Malgré ces atouts, près de 600 millions de personnes en Afrique n’ont toujours pas accès à une électricité fiable, selon les données récentes de la World Bank. Dans ce contexte, l’hydrogène vert ne saurait constituer une solution directe aux enjeux d’électrification de base, en raison de ses coûts élevés et de son intensité énergétique. Il pourrait toutefois contribuer, de manière complémentaire, à la transformation des systèmes énergétiques nationaux, à condition que son développement s’inscrive dans des stratégies intégrées privilégiant d’abord les besoins locaux avant l’exportation. Plusieurs pays africains ont amorcé des démarches stratégiques en ce sens. Le Maroc a lancé des initiatives autour du programme « Power-to-X », l’Afrique du Sud développe des pôles dédiés à l’hydrogène afin de soutenir la décarbonation de son industrie lourde, tandis que le Kenya et le Nigeria explorent des projets pilotes et des cadres réglementaires encore en phase expérimentale. Toutefois, c’est la Namibie qui apparaît aujourd’hui comme l’un des cas les plus avancés et les plus visibles à l’échelle continentale. La Namibie : un laboratoire africain de l’hydrogène vert Située entre l’océan Atlantique et le désert du Namib, la Namibie bénéficie de conditions naturelles particulièrement favorables à la production d’énergies renouvelables, avec plus de 3 000 heures d’ensoleillement annuel et des régimes de vent relativement constants. Le pays ambitionne de mobiliser ces ressources afin de structurer un nouveau modèle énergétique et économique. Le projet Hyphen Hydrogen Energy, lancé en 2021, constitue à ce titre l’initiative emblématique de cette stratégie. Il s’agit d’un projet d’investissement estimé à environ 10 milliards de dollars américains, parmi les plus importants jamais engagés en Namibie. Les projections officielles évoquent une capacité de production pouvant atteindre environ 300 000 tonnes d’hydrogène vert par an, principalement destinées aux marchés d’exportation, notamment européens et asiatiques. Les autorités namibiennes avancent également des estimations de création d’emplois significatives, pouvant atteindre jusqu’à 15 000 emplois directs et 30 000 emplois indirects sur l’ensemble de la chaîne de valeur, bien que ces chiffres demeurent conditionnés à la mise en œuvre effective du projet, au niveau de contenu local et aux politiques de formation et de transfert de compétences. Afin de maximiser les retombées nationales, la Namibie a parallèlement annoncé la mise en place de mécanismes financiers dédiés et le développement de structures de recherche et de coordination scientifique, notamment en lien avec l’University of Namibia, visant à renforcer les capacités nationales dans le domaine de l’hydrogène vert. Promesse technologique et risques d’« extractivisme vert » Malgré son potentiel, le développement de l’hydrogène vert en Afrique suscite des interrogations croissantes. Plusieurs organisations de la société civile et analystes alertent sur le risque d’un « extractivisme vert », dans lequel les pays africains deviendraient principalement des fournisseurs d’énergie propre pour les économies du Nord, sans bénéfices proportionnels pour leurs populations.Ce risque renvoie à des dynamiques déjà observées dans l’histoire des industries extractives, où la valeur ajoutée, la transformation industrielle et les gains économiques sont majoritairement captés à l’extérieur des territoires producteurs. Pour éviter cette reproduction de schémas asymétriques, les autorités namibiennes affichent la volonté de promouvoir des principes de transparence, de participation des acteurs locaux et de développement des compétences nationales.L’objectif affiché est de faire de l’hydrogène vert non pas une simple ressource d’exportation, mais un levier de transformation structurelle de l’économie nationale. Vers une écologie de la gouvernance énergétique Au-delà des considérations techniques, l’expérience namibienne soulève des enjeux plus larges de gouvernance de la transition énergétique. Elle interroge la capacité des États africains à définir des trajectoires de transition fondées sur leurs propres priorités, intégrant les dimensions sociales, environnementales et culturelles du développement.Dans cette perspective, l’hydrogène vert peut devenir un symbole de justice énergétique, à condition que les choix politiques qui l’entourent soient inclusifs, transparents et orientés vers le long terme. L’enjeu n’est pas uniquement de produire de l’énergie propre, mais de définir pour qui, comment et à quelles conditions cette énergie est produite. Ce qui se joue aujourd’hui en Namibie dépasse le cadre d’un projet industriel isolé. Il s’agit d’un test grandeur nature de la capacité des pays africains à s’inscrire dans la transition énergétique mondiale sans renoncer à leur souveraineté ni reproduire des formes renouvelées de dépendance.À travers l’hydrogène vert, la Namibie contribue à façonner un récit alternatif de la

Sans Titre
Changement climatique, Communications

Femme et changement climatique

Le rapport « Perceptions du changement climatique dans les zones côtières au Sénégal” publié par Oxfam (2024) est un document utile pour comprendre les représentations des communautés locales face au changement climatique. En effet, connaître les perceptions des populations participe à augmenter l’efficacité des campagnes de communication sur le changement climatique. Ce document met en évidence un constat majeur : l’adaptation est vécue différemment selon le genre. Les femmes apparaissent vulnérables à cause de leur condition féminine et de leur dépendance aux ressources naturelles dans les activités de commercialisation. Dans le même temps, elles sont très engagées dans les activités de sensibilisation en faveur de l’adaptation et l’atténuation au phénomène climatique. Malheureusement, elles ne participent pas aux activités organisées par les organisations non gouvernementales (séminaires) qui ciblent prioritairement les hommes, lesquels ne jouent pas toujours leur rôle de relais auprès de la communauté. Il apparait alors clairement que le rôle des femmes reste largement ignoré dans les politiques publiques et les mécanismes institutionnels de lutte contre le changement climatique. Je me suis alors rendue compte que la lutte contre le changement climatique pouvait avoir un genre. C’est un paradoxe De l’utilité de penser la dimension genre dans la lutte contre le changement climatique Au Sénégal, en milieu rural, les femmes assurent une part essentielle des activités agricoles, de la collecte d’eau, de bois de chauffe. Elles vivent au quotidien les impacts de la dégradation des sols, des pénuries d’eau, de l’érosion côtière ou encore de l’instabilité des saisons. Cette exposition accrue à la crise climatique s’accompagne d’un accès limité aux ressources et aux espaces de décision. Cependant, cette vulnérabilité ne doit pas être réduite à une posture passive car les femmes développent des formes d’adaptation souvent invisibles comme mentionnées dans le rapport. Ces initiatives sont souvent marginalisées et manquent de soutien technique et de ressources financières. Pour qu’elles soient pleinement reconnues et renforcées, il est essentiel de les documenter rigoureusement (la recherche peut aider dans ce cas), de les appuyer concrètement et de leur accorder une véritable légitimité politique. Intégrer les femmes dans les politiques climatiques ne doit pas se limiter à les mentionner, mais implique de placer leurs savoirs, leurs pratiques et leurs engagements au cœur même des stratégies de transition écologique. En ce sens, la conférence internationale sur l’adaptation au changement climatique pilotée par Femme Adapt Climat  qui s’est tenue le 24 juillet  2024 à Dakar  est une bonne initiative. Ce projet, lancé par Mme Tania Bénédicte M’Baka, présidente du programme #FemmeAdaptClimat et fondatrice de l’ONG Migrations & Climat International, reconnaît la place centrale des femmes dans les processus de gouvernance liés à l’adaptation au changement climatique. L’intégration pleine et entière des femmes dans la lutte contre le changement climatique repose effectivemnet sur une volonté politique claire. Il est nécessaire de garantir leur accès aux financements climatiques, de renforcer leurs capacités, d’adapter les outils de gouvernance à leurs réalités, et de promouvoir leur leadership. Faire des femmes des actrices centrales de la résilience climatique, ce n’est pas uniquement une question de justice. C’est une condition de réussite. Car les transitions écologiques ne se décrètent pas : elles se construisent au plus près des territoires, avec celles et ceux qui les font vivre au quotidien. Une communication plus inclusive La réflexion sur le rôle des femmes dans la lutte contre le changement climatique conduit aussi à repenser les formes de communication. Les messages environnementaux sont souvent élaborés dans un langage technique, éloigné des réalités vécues, et diffusés par des canaux peu accessibles aux femmes, notamment dans les zones rurales. Adopter une approche communicationnelle sensible au genre implique de diversifier les canaux, de privilégier les langues locales, de mobiliser les récits oraux, et de faire appel à des figures féminines issues des communautés elles-mêmes. Il s’agit de créer des récits climatiques ancrés, porteurs de sens et de mobilisation collective.

Image Banniere Site 1024x576
Changement climatique

Le changement climatique

Le climat a toujours varié La Terre a alterné entre des périodes glaciaires et des périodes de réchauffement, marquées par des cycles naturels influencés par la quantité d’énergie solaire absorbée par l’atmosphère. Il y a 100 millions d’années, les dinosaures vivaient dans des environnements tropicaux, notamment en Europe, tandis qu’en Afrique, des espèces comme Mbiresaurus raathi peuplaient le Zimbabwe. Le climat terrestre est également influencé par des facteurs tels que les mouvements de rotation de la Terre, les courants océaniques et des événements imprévisibles, comme la chute de météorites.  Le réchauffement climatique Bien que l’effet de serre soit essentiel à la vie sur Terre, son intensification peut devenir dangereuse. Les gaz à effet de serre (GES), qui retiennent la chaleur dans l’atmosphère, jouent un rôle central dans ce phénomène. Malheureusement, cet effet naturel a été exacerbé par diverses activités humaines. En effet, les secteurs des transports, les usines (comme les cimenteries et les centrales à charbon ou à gaz), l’agriculture (notamment via l’usage d’engrais et de fertilisants), l’élevage intensif et la déforestation sont des sources majeures de pollution. Ils émettent d’importantes quantités de gaz à effet de serre (GES), qui piègent davantage de chaleur dans l’atmosphère, ce qui contribue à une augmentation progressive de la température terrestre. On parle d’effet de serre d’origine anthropique. Les scientifiques constatent une élévation continue des températures d’année en année. De nombreux experts affirment que ce réchauffement rapide est principalement dû aux activités humaines. Comment en sont-ils certains ? Grâce à des études approfondies notamment à celles du GIEC, ils ont constaté que le réchauffement actuel est environ 10 fois plus rapide que lors des périodes de réchauffement passées. Ils ont également exclu les facteurs naturels comme causes principales, confirmant ainsi l’impact des actions humaines sur le climat. Les scientifiques ont estimé que la température globale de la planète s’est réchauffée de près de 1,5 °C au cours des 100 dernières années. Ils alertent aussi sur l’urgence de limiter cette augmentation à ce chiffre. En Afrique de l’Ouest, depuis le milieu des années 1970, les températures moyennes annuelles et saisonnières ont augmenté de 1 à 3 °C, avec des hausses particulièrement marquées dans les régions du Sahara et du Sahel. Les dernières décennies figurent parmi les plus chaudes jamais enregistrées. Pourquoi est-il important de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C ? Selon les scientifiques, chaque augmentation de 0,1 °C de la température amplifie les risques pour la planète, entraînant des phénomènes tels que des vagues de chaleur prolongées, des tempêtes plus violentes et des incendies de forêt dévastateurs. L’objectif de 1,5 °C a été fixé sur la base de preuves solides indiquant que les impacts du réchauffement deviendraient bien plus extrêmes à mesure que la température se rapprocherait de 2 °C. De plus, certains changements pourraient devenir irréversibles. Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). (2021). Sixième rapport d’évaluation. www.ipcc.ch. Références Banque mondiale. (2020). Impacts du changement climatique, adaptation et opportunités.Greshko Michael. (2025, 3 février). Le plus ancien dinosaure d’Afrique aurait vécu il y a 230 millions d’années. www.nationalgeographic.fr

GIEC Ok 1024x658
Changement climatique

Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ou Intergovernmental panel on climate change (IPCC, en anglais) fut crée en 1988 par l’Organisation des Nations unies et l’organisation météorologique mondiale. Plusieurs disciplines sont représentés dans les groupes de travail: économistes, astronomes, géologues, physiciens, glaciologues, agronomes, géographes, environnementalistes, etc. Ses objectifs sont principalement d’effectuer l’état des lieux des connaissances scientifiques sur l’origine du climat, ses causes, ses impacts et identifier des solutions pour faire face au réchauffement global. Le GIEC publie régulièrement des rapports ou assessment report (AR) servant de base aux négociations internationales influençant à la fois les politiques et la sensibilisation du grand public. Toutefois, il convient de préciser que le GIEC n’est pas un laboratoire, c’est un lieu de synthèse des travaux sur les questions climatiques. En réalité, l’instance réalise une revue documentaire des travaux phares en consultant les revues scientifiques de référence avant de dégager des tendances globales. Plus spécifiquement, le GIEC est structuré en trois groupes de travail : Groupe de travail I : analyse les bases scientifiques du système climatique et du changement climatique. Groupe de travail II : étudie les impacts du changement climatique, la vulnérabilité des systèmes naturels et humains, ainsi que les stratégies d’adaptation. Groupe de travail III : se concentre sur les solutions d’atténuation, visant à réduire et stabiliser les émissions de gaz à effet de serre. Le GIEC opère de façon autonome, assurant ainsi l’intégrité et l’indépendance de ses conclusions scientifiques vis-à-vis de l’agenda onusien. Ses premiers rapports publiés qualifiaient l’influence humaine sur le climat comme « extrêmement probable ». Cependant, grâce aux avancées des connaissances scientifiques et à l’accès à davantage de données, le GIEC affirme désormais que l’impact de l’Homme sur le réchauffement climatique est « sans équivoque ». Le GIEC joue un rôle central dans la lutte contre le changement climatique avec la production de ses rapports d’évaluation complets. Six documents ont été diffusés depuis sa création. Premier rapport d’évaluation (FAR pour First Assessment Report) en 1990. Deuxième rapport d’évaluation (SAR pour Second Assessment Report) en 1995. Troisième rapport d’évaluation (TAR pour Third Assessment Report) en 2001. Quatrième rapport d’évaluation (AR4) en 2007. Cinquième rapport d’évaluation (AR5) en 2014. Sixième rapport d’évaluation (AR6) en 2023. Références www.ipcc.ch/. (2025)

Climacom Afrik Changement Climatique
Changement climatique

Le « KLIMA »

Le climat  vient du grec « KLIMA » traduit par « inclinaison ». C’est l’inclinaison des rayons du Soleil par rapport à la Terre. Notre planète reçoit de l’énergie du Soleil en permanence sous forme de rayonnements, et en fonction de notre position, nous ne recevons pas la même quantité. Cela veut dire que le climat sur Terre varie fortement entre les pôles et l’équateur. Cette diversité s’explique par plusieurs facteurs géographiques majeurs : l’influence des masses océaniques, la circulation des courants marins, le relief montagneux, ainsi que la latitude par rapport à l’équateur. Il fait plus froid aux pôles qu’à l’équateur, car le Soleil ne réchauffe pas la Terre de la même façon partout. À l’équateur, les rayons du Soleil arrivent directement, apportant plus de chaleur. Aux pôles, ils arrivent en oblique, donc la chaleur est moins concentrée, et il fait plus froid. Plus précisément, le climat représente des tendances à long terme d’une région donné. C’est l’analyse des conditions météorologiques moyennes sur 30 à 40 ans minimum. Il est déterminé par des facteurs géographiques stables comme la latitude, la proximité de la mer et l’altitude. On peut distinguer cinq principaux types de climats. Le climat polaire ou froid: il ne fait pas plus de 10°C dans ces régions avec des vents secs et glaciaux. Le Soleil reste toujours bas dans le ciel, ce qui explique des températures très froides. Les précipitations, qu’il s’agisse de pluie ou de neige, sont rares, car l’air froid contient peu d’humidité. Le climat maritime ou tempéré : marqué par les 4 saisons (Hiver, Printemps, Automne, Eté) avec des possibilités de pluies à tout moment de l’année. Il ne fait ni trop chaud, ni trop froid, ni trop sec, ni trop humide. Le climat continental: ce climat concerne les régions situées au cœur des continents avec des saisons très marquées. Il peut faire autant très chaud que très froid. Le climat tropical: la chaleur règne tout au long de l’année. On ne distingue pas l’hiver de l’été, mais plutôt une saison des pluies et une saison sèche. Même pendant la saison sèche, les précipitations restent présentes, c’est ce qui caractérise un climat humide. C’est le climat idéal pour de nombreuses espèces végétales et animales. Le climat désertique : il y a très peu de pluies et des écarts de températures importantes entre le jour et la nuit. En Libye, dans le Sahara, des variations de température extrêmes ont été enregistrées, allant de -1°C pendant la nuit à 37°C en pleine journée.   Le climat n’est pas la météo La météo renvoie au temps qu’il va faire à un endroit précis et à un moment précis. Elle peut évoluer d’un jour à l’autre et au cours d’une même journée. Elle peut changer d’un jour à l’autre et dépend de plusieurs éléments : la température (fait-il chaud ou froid ?), les précipitations (pleut-il, neige-t-il ?), le vent (est-il fort ou faible?) et la couverture nuageuse (le ciel est-il dégagé ou nuageux ?). Les météorologues sont capables de prévoir le temps pour les jours à venir, mais il est impossible de connaître avec précision la météo d’ici un mois ou un an. La météo est donc différente du climat qui représente les tendances sur une longue période comme précisé plus haut.   Le rôle de l’atmosphère sur Terre Notre planète est enveloppée d’une épaisse couche de gaz d’environ 40 km d’épaisseur, appelée l’atmosphère. Elle est composé de 5 couches.  L’espace aussi appelée « exosphère »: il n’y a pas d’air, c’est le lieu de circulations des satellites. Ces celles-ci se placent en orbite et permettent des services essentiels comme les communications, la navigation GPS, la météorologie, et la télédiffusion. L’espace permet d’étudier l’origine et l’évolution de l’univers, des étoiles, des planètes, et des galaxies.  La thermosphère: inversement, dans cette couche, les températures augmentent et peuvent atteindre 2000°C car elle absorbe une grande partie du rayonnement solaire à haute énergie, comme les rayons ultraviolets (UV). En bloquant les rayonnements solaires nocifs, elle protège la surface terrestre et les formes de vie. La mésosphère: les températures y sont glaciales et peuvent atteindre -120°C. Elle joue un régulation de la température en agissant comme un tampon entre les couches inférieures plus chaudes et les couches supérieures plus énergétiques. C’est dans cette couche que la plupart des météorites entrant dans l’atmosphère se désintègrent en raison de la friction avec l’air, formant des étoiles filantes. La stratosphère: c’est là où se trouve la couche d’ozone qui renforce notre protection contre les rayonnements dangereux du soleil. Elle stabilise les conditions atmosphériques, et contribue à la régulation du climat terrestre.  La troposphère: nous vivons dans cette couche. Elle est composé d’oxygène que nous respirons, d’azote et de dioxyde de carbone que les plantes utilisent dans la photosynthèse. c’est aussi dans cette couche que les avions volent. L’effet de serre naturel L’atmosphère agit comme un bouclier géant constitué de différents gaz. Elle fonctionne un peu comme les vitres d’une serre : elle laisse passer les rayons du soleil, mais ralentit la dissipation de la chaleur.  Ce phénomène, appelé « effet de serre », est causé par des gaz spécifiques, appelés « gaz à effet de serre» (GES), qui piègent la chaleur. Une serre, quant à elle, est une structure vitrée utilisée pour cultiver des plantes ayant besoin de chaleur et de lumière. Les parois en verre laissent entrer les rayons du soleil, mais empêchent une grande partie de la chaleur de s’échapper, rendant l’intérieur plus chaud que l’extérieur.  De manière similaire, sur Terre, l’effet de serre permet de maintenir une température propice à la vie. Sans ce phénomène, notre planète serait aussi froide que Mars. Ce qui inquiète les scientifiques, ce n’est pas l’existence de l’effet de serre, qui est naturel et essentiel, mais l’augmentation alarmante de la concentration des gaz responsables de cet effet, amplifiant le réchauffement global. Les différents gaz à effet de serre L’atmosphère contient plusieurs types de gaz à effet de serre naturels, qui contribuent, à des degrés divers, au réchauffement naturel de la planète.  Le

Retour en haut