Wangari MUTAI MAATHAI

Wabgari mathai

J’ai découvert Wangari Maathai par hasard. Je préparais une intervention dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’environnement en 2022. J’ai, toute suite, était séduite par la personnalité remarquable et je m’étonnais de ne pas l’avoir connue plus tôt. C’était une battante, une véritable amazone des droits des femmes, de la démocratie et de la préservation de l’environnement. Pourtant quelques clics sur internet permettent de se rendre compte de sa notoriété mondiale. Malheureusement, une telle visibilité à l’échelle mondiale contraste avec sa méconnaissance sur le continent africain. Wangari Maathai (1940-2011) est une figure emblématique. Elle a été la première femme africaine à obtenir un doctorat, à diriger un département universitaire au Kenya, et à remporter le prix Nobel de la paix en 2004 pour sa contribution à la durabilité, la démocratie et la paix

Née au Kenya, elle a fait ses études aux États-Unis, obtenant un baccalauréat en biologie et une maîtrise en sciences biologiques. À son retour au Kenya, elle a rencontré des obstacles dus au sexisme et aux préjugés ethniques dans sa carrière académique. Toutefois, elle est devenue professeur à l’Université de Nairobi et a gravi rapidement les échelons devenant la première femme à diriger une faculté.
Wangari Maathai a également été une militante passionnée. Dans les années 1970, elle s’est impliquée dans de nombreuses organisations civiques, telles que la Croix-Rouge et le Conseil national des femmes du Kenya. Elle a compris que la dégradation de l’environnement était à la racine des problèmes du pays, et en 1977, elle a lancé le Green Belt Movement, un projet visant à lutter contre la déforestation en encourageant les femmes à planter des arbres. Ce mouvement a permis de planter plus de 50 millions d’arbres au Kenya. Son travail l’a souvent mise en conflit, avec son contemporain, le président Daniel Arap Moi, notamment en raison de sa défense de la démocratie et de la liberté d’expression. En 1989, elle a mené une campagne réussie pour empêcher la construction d’un gratte-ciel dans le parc Uhuru, un projet gouvernemental controversé.
Dans les années 1990, Maathai a intensifié son engagement en faveur des droits humains et de la démocratie, en s’opposant aux fraudes électorales et en participant à des grèves de la faim. En 2002, elle a été élue au Parlement et nommée ministre adjointe de l’Environnement sous le président Mwai Kibaki.

Elle est la première femme noire a obtenir le prix Nobel de la paix en 2004 pour « sa contribution au développement durable, à la démocratie et à la paix». Pour Mathaai, la dégradation de l’environnement, la pauvreté et les conflits sont interconnectés. Elle expliquait : « Une personne pauvre n’hésitera pas à couper le dernier arbre pour se nourrir. Mais plus vous détériorez l’environnement, plus vous plongez dans la pauvreté». Elle disparaît le 25 septembre 2011.

L’héritage de Maathai perdure à travers le Green Belt Movement, qui a permis aux femmes de prendre en main la gestion de leurs ressources naturelles et de revendiquer une plus grande autonomie. Son combat pour un développement durable, la justice sociale et la paix demeure une source d’inspiration pour de nombreuses personnes à travers le monde.

Références

Kingsley Ighobor. (2011, 11 janvier). Wangari Maathai, « la maman des arbres», s’en est allée. www.un.org/africarenewa
African Feminist Forum. (2005, 08 mars). Wangari Mutai Maathai. https://www.africanfeministforum.com/fr/wangari-muta-maathai-kenya/

Rougier Agnès. (2021, 24 juillet).Wangari Maathai, la femme qui plantait des arbres. www.rfi.fr

Pour approfondir

Wangari Muta Maathai (2006). Celle qui plante les arbres, Editions J’ai lu.

Wangari Muta Maathai (2010). Un défi pour l’Afrique. Editions Héloise d’Ormesson.
Wangari Muta Maathai (2012). Réparons la terre. Editions Héloise d’Ormesson.

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