J’ai découvert Wangari Maathai par hasard. Je préparais une intervention dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’environnement en 2022. J’ai, toute suite, était séduite par la personnalité remarquable et je m’étonnais de ne pas l’avoir connue plus tôt. C’était une battante, une véritable amazone des droits des femmes, de la démocratie et de la préservation de l’environnement. Pourtant quelques clics sur internet permettent de se rendre compte de sa notoriété mondiale. Malheureusement, une telle visibilité à l’échelle mondiale contraste avec sa méconnaissance sur le continent africain. Wangari Maathai (1940-2011) est une figure emblématique. Elle a été la première femme africaine à obtenir un doctorat, à diriger un département universitaire au Kenya, et à remporter le prix Nobel de la paix en 2004 pour sa contribution à la durabilité, la démocratie et la paix
Elle est la première femme noire a obtenir le prix Nobel de la paix en 2004 pour « sa contribution au développement durable, à la démocratie et à la paix». Pour Mathaai, la dégradation de l’environnement, la pauvreté et les conflits sont interconnectés. Elle expliquait : « Une personne pauvre n’hésitera pas à couper le dernier arbre pour se nourrir. Mais plus vous détériorez l’environnement, plus vous plongez dans la pauvreté». Elle disparaît le 25 septembre 2011.
L’héritage de Maathai perdure à travers le Green Belt Movement, qui a permis aux femmes de prendre en main la gestion de leurs ressources naturelles et de revendiquer une plus grande autonomie. Son combat pour un développement durable, la justice sociale et la paix demeure une source d’inspiration pour de nombreuses personnes à travers le monde.
Références
Rougier Agnès. (2021, 24 juillet).Wangari Maathai, la femme qui plantait des arbres. www.rfi.fr
Pour approfondir
Wangari Muta Maathai (2006). Celle qui plante les arbres, Editions J’ai lu.
